Revue A 3 Magazine Rayonnement du CNRS n°74 Automne 2019 : « LES PARFUMS A LA RENAISSANCE » par Annick Le Guérer

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« LES PARFUMS A LA RENAISSANCE »par Annick Le Guérer

L’A3 Magazine n°74 (automne 2019) « spécial Renaissance »

Il nous entraîne sur les traces d’un riche passé et de la vitalité de cette Renaissance venue d’Italie, qui a pris son essor en France et a vu Léonard de Vinci, dans ses itinérances, rejoindre le Val de Loire et y finir ses jours. Temps de jeunesse et de gaieté qui ouvrit les fenêtres de nos châteaux, où littérature, poésie, musique et peinture renouvelèrent notre vision du monde, où arts et culture s’épanouirent et diffusèrent un nouvel humanisme.

La spécialiste de l’art et de l’ornement à la Renaissance, Evelyne Thomas, a choisi une palette de thèmes et d’auteurs où il est question de pôles d’excellence, d’humanisme, de Léonard de Vinci, de jardins, de parfums et de la vie à la Renaissance.

 


L’association, régie par la loi du 1er juillet 1901, a été créée en avril 1990 sous la dénomination « Rayonnement du CNRS – Association des Anciens et Amis du CNRS« . Son siège est établi au CNRS de Meudon Bellevue – 1 place Aristide Briand, 92190 Meudon. Elle a pour objet :

  • de participer à la diffusion de l’information scientifique issue des recherches du CNRS,
  • de concourir, par tous les moyens utiles, au rayonnement du CNRS et de la recherche scientifique en France et à l’étranger,
  • de contribuer à renforcer les échanges et les liens entre les anciens et les amis du CNRS,
  • de participer à la défense des intérêts moraux de ses membres et du CNRS.

Elle est ouverte à tous ceux, salariés ou non, quelle que soit leur résidence, qui ont apporté leur concours au CNRS à quelque titre que ce soit.
L’association organise des rencontres entre ses membres ainsi que des conférences et visites de laboratoires, diffuse des informations relatives au CNRS, en particulier chaque adhérent reçoit gratuitement, s’il le désire, le journal du CNRS et elle publie son propre journal interne A3-Magazine.

Kiosque Ville de Grasse : « Les femmes en parfumerie » et « Unesco, un an après »

Kiosque Ville de Grasse – édition décembre 2019 : « Les femmes en parfumerie » pages 30 et 31 et « Unesco, un an après » pages 10 et 11.

VOIR PLUS BAS LA VERSION A FEUILLETER

LES FEMMES EN PARFUMERIE

On se souvient de la manifestation organisée dans le cadre de la Journée Internationale des Droits des Femmes en mars 2019, l’occasion pour Françoise BERNARDI, Présidente du SOROPTIMIST Pays de Grasse, de s’interroger sur la place des femmes dans le monde très fermé des parfumeurs. De belles personnalités avaient pris la parole pour dire leur rapport intime au parfum. Parmi elles : Marie GRASSE, ancienne conservatrice du Musée International de la Parfumerie ; Olivier MAURE, gérant des sociétés Art et Parfum et Accords et Parfums ; Monique REMY, ancien chef d’entreprise et coorganisatrice du colloque ; Nicole FERRERO agricultrice ; Carole BIANCALANA, agricultrice et fondatrice de l’association Fleurs d’Exception en Pays de Grasse ; Annick LE GUERER, anthropologue, philosophe, historienne de l’odorat, de l’odeur et du parfum ; etc… LIRE LA SUITE pages 30 et 31


UNESCO, UN AN APRES

EN NOVEMBRE 2018, SOUVENEZ-VOUS, GRASSE REMPORTAIT UNE VICTOIRE HISTORIQUE AVEC L’INSCRIPTION AU PATRIMOINE IMMATÉRIEL DE L’UNESCO DES «SAVOIR-FAIRE LIÉS AU PARFUM EN PAYS DE GRASSE». UNE EXTRAORDINAIRE RECONNAISSANCE POUR TOUTE LA CHAINE DE VALEURS DE LA CULTURE DE LA PLANTE À LA CRÉATION DES PARFUMS, UNE FIERTÉ POUR TOUS LES GRASSOIS.

Le label, obtenu de haute lutte par l’association Patrimoine Vivant du Pays de Grasse, en association avec la ville de Grasse et la CAPG, a généré de l’enthousiasme, a galvanisé les équipes, a encouragé les initiatives et orienté l’attention sur la ville. Il manquait une estampille officielle, un sigle, un logo, un emblème à adosser aux actions entreprises au titre même de cette labellisation UNESCO. Il vient d’être créé et présenté lors de l’assemblée générale de l’association en novembre 2019. LIRE LA SUITE pages 10 et 11.


Society : « A l’eau claire » par William Thorp

« A l’eau claire » par William Thorp

Nous passerions 12 167 heures à nous laver dans une vie, soit un an et demi, et consommerions environ 60 litres d’eau par douche. Sans compter les sommes colossales englouties dans les savons, shampoings et autres crèmes lavantes. Mais pour certains, ces chiffres sont désormais du passé: ils ont décidé de se passer de la douche savonnée quotidienne. Ils racontent pourquoi.

(…)À écouter Annick Le Guérer, historienne du parfum et auteure de « Le Parfum: Des origines à nos jours », cela daterait de la seconde moitié du xxe siècle. “Même si les bains, après avoir été diabolisés pendant plusieurs siècles, notamment à cause de la peste, ont repris un peu leurs lettres de noblesse à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, c’est vraiment après la Seconde Guerre mondiale que l’hygiène privée s’est transformée en impératif dans la société”, décrypte t-elle. (…)

LIRE L’ARTICLE COMPLET
ILLUSTRATION: PIERRE LA POLICE POUR SOCIETY

 

France Inter, samedi 7 septembre : Le parfum de Cléopâtre à écouter

Le parfum de Cléopâtre

Les savanturiers Samedi 7 septembre 2019

par Fabienne Chauvière

 

Le parfum de Cléopâtre © Getty / Alukard1

Des archéologues anglais pensent avoir découvert la fragrance de l’ancienne reine. Les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés. 

Ces archéologues ont fabriqué un parfum à partir de résidus trouvés dans les amphores d’une ancienne parfumerie. En 2012, les archéologues ont découvert ce qu’on pensait être le domicile d’un marchand de parfums ; ils ont trouvé  un espace de fabrication d’une sorte de liquide ainsi que des amphores et des bouteilles de verre contenant des résidus. Ces résidus ont permis aux chercheurs de retrouver les ingrédients qui entraient dans la composition des parfums de l’époque de Cléopâtre : les  fragrances étaient fortes, épicées et musquées.

Mais on connaissait déjà en fait ces odeurs, car on a depuis longtemps les recettes de ces parfums.

Cléopâtre, dernière reine, était connue pour son amour des parfums

A-t-elle porté ces parfums que l’on vient de reconstituer ?Difficile de répondre à cette question ! Selon la légende, Cléopâtre aurait utilisé un puissant parfum pour envoûter l’empereur Marc-Antoine en l’an 41 avant J.-C. Ces parfums on le sait ont circulé à l’époque de Cléopâtre, mais rien ne permet de dire que la reine l’a elle-même porté. 

–      Pour l’historienne et anthropologue Annick le Guerrer, notre plus grande spécialiste de l’histoire des parfums, les bonnes bourgeoises de l’époque en tous cas, ont porté ces parfums.

–      On pourrait porter ces parfums aujourd’hui ?

On pourrait porter ces parfums aujourd’hui… car ils sentent très très bons ! En revanche, ils tacheraient nos vêtements, car grâce aux recettes de Pline l’ancien, on connait les méthodes utilisées par les parfumeurs de l’Egypte antique.

Les invités

  • Annick le Guerrer anthropologue et historienne, spécialiste de l’histoire des parfums