RTS 23 novembre 2019 : L’odorat: un sens en (r)éveil

L’époque, samedi, 08h32
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« Dis-moi ce que tu sens, je te dirai qui tu es ! »: cʹest le proverbe à la mode dans le marketing. Associer son nom, son image, à une odeur, un parfum qui définissent une « signature olfactive » cʹest tendance. De lʹhorlogerie, à lʹhôtellerie, du club de foot à la compagnie de taxi, même le journal Le Temps a la sienne. Des effluves qui sʹinvitent aussi dans les musées et dans le design. Lʹodorat, sens longtemps mal aimé, est aujourdʹhui chouchouté. Pourquoi est-il le nouveau centre de lʹattention ? Comment expliquer son (r)éveil ? Sa revanche ?

Invitée: Annick Le Guérer, anthropologue, philosophe, historienne, autrice de « Le Parfum, des origines à nos jours » et de « Les pouvoirs de lʹodeur » (Ed. Odile Jacob).

Chroniqueur.se.s: Sarah Dirren et Didier Bonvin

“Sentir et ressentir”, un voyage intime au cœur des parfums et des arômes à Grasse

Documentaire – “Sentir et ressentir”, un voyage intime au cœur des parfums et des arômes à Grasse « Sentir et ressentir », un film écrit par Arnaud Gobin et Alban Guillien / © AMDA Production / Alban Creative Audiovisual

Intervention d’Annick Le Guérer à 39’49 » – 42’28 » – 49’39 »

C’est en grande partie dans le pays de Grasse que « Sentir et ressentir » a été tourné.

Rien de surprenant à cela, puisque le savoir-faire ancestral de ce terroir en matière de parfumerie est désormais inscrit par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité et attire les étudiants du monde entier.

Le film va à la rencontre de celles et ceux qui conçoivent les parfums et arômes, qui les fabriquent, les utilisent en aromathérapie ou en olfactothérapie dans le milieu hospitalier.

Il nous fait découvrir les richesses surprenantes du sens olfactif et l’histoire insolite de notre rapport complexe à l’odorat.

Arnaud Gobin et Alban Guillien nous entraînent dans l’univers discret des aromaticiens et des parfumeurs de marques. Ceux qui font de nous les séducteurs du quotidien ou les reines d’une soirée, qui donnent de l’ambiance à nos lieux de vie, tonifient nos shampoings de notes exotiques, apportent du goût à nos plats ou encore nous mènent par le bout du nez dans des boutiques ou des hôtels rendus attirants par les subtils effluves du marketing olfactif
 A la découverte de Grasse, capitale du parfum et des fleurs 

En rencontrant aussi ces étudiants qui aspirent à devenir les grands « nez » de demain, le documentaire aborde la palette des émotions et des souvenirs intimes liés aux saveurs et aux odeurs.

Il interroge enfin sur l’emprise des parfums et des arômes. Quel est leur rôle aujourd’hui dans une société de plus en plus aseptisée, où l’on s’est mis progressivement à chasser les « mauvaises » odeurs et à recréer des saveurs plus « vraies » que nature ?

Qu’est-ce que ces senteurs révèlent de notre personnalité et de nos blessures ? Et comment influencent-elles nos relations sociales ? Autant de questions auxquelles ce film tente de répondre.

France Inter, samedi 7 septembre : Le parfum de Cléopâtre à écouter

Le parfum de Cléopâtre

Les savanturiers Samedi 7 septembre 2019

par Fabienne Chauvière

 

Le parfum de Cléopâtre © Getty / Alukard1

Des archéologues anglais pensent avoir découvert la fragrance de l’ancienne reine. Les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés. 

Ces archéologues ont fabriqué un parfum à partir de résidus trouvés dans les amphores d’une ancienne parfumerie. En 2012, les archéologues ont découvert ce qu’on pensait être le domicile d’un marchand de parfums ; ils ont trouvé  un espace de fabrication d’une sorte de liquide ainsi que des amphores et des bouteilles de verre contenant des résidus. Ces résidus ont permis aux chercheurs de retrouver les ingrédients qui entraient dans la composition des parfums de l’époque de Cléopâtre : les  fragrances étaient fortes, épicées et musquées.

Mais on connaissait déjà en fait ces odeurs, car on a depuis longtemps les recettes de ces parfums.

Cléopâtre, dernière reine, était connue pour son amour des parfums

A-t-elle porté ces parfums que l’on vient de reconstituer ?Difficile de répondre à cette question ! Selon la légende, Cléopâtre aurait utilisé un puissant parfum pour envoûter l’empereur Marc-Antoine en l’an 41 avant J.-C. Ces parfums on le sait ont circulé à l’époque de Cléopâtre, mais rien ne permet de dire que la reine l’a elle-même porté. 

–      Pour l’historienne et anthropologue Annick le Guerrer, notre plus grande spécialiste de l’histoire des parfums, les bonnes bourgeoises de l’époque en tous cas, ont porté ces parfums.

–      On pourrait porter ces parfums aujourd’hui ?

On pourrait porter ces parfums aujourd’hui… car ils sentent très très bons ! En revanche, ils tacheraient nos vêtements, car grâce aux recettes de Pline l’ancien, on connait les méthodes utilisées par les parfumeurs de l’Egypte antique.

Les invités

  • Annick le Guerrer anthropologue et historienne, spécialiste de l’histoire des parfums

Paris-Match, 11 juillet 2019 : Au Louvre, un parfum de chefs-d’oeuvre par Marie Noëlle DEMAY

Paris-Match, 11 juillet 2019

par Marie Noëlle DEMAY
Journaliste, ex-rédactrice en chef mode Marie Claire

A la demande du musée, l’Officine universelle Buly a sollicité huit parfumeurs pour imaginer la fragrance de huit œuvres d’art. A vue de nez, gageure réussie ! Et si les œuvres d’art avaient un parfum ? Si, en les admirant, on voyageait plus loin encore que l’émotion visuelle qu’elles procurent ? Ce pari poétique, le musée du Louvre l’a demandé à la maison de beauté parisienne Officine universelle…… LA VERSION PDF (plus lisible)

Sport et Style 1er mai 2019 : TOUCHE PAS A MA TRANSPI, par Nadia Hamam

Edition du 1er mai 2019

TOUCHE PAS A MA TRANSPI!

par Nadia Hamam

« La sueur fait partie de notre identité. Supprimer notre odeur c’est comme une stérilisation, une amputation d’un élément fondamental de la communication humaine et sexuelle. » Annick Le Guérer

(…) Connaissez-vous le MiraDry, un nouvel appareil à ondes ultracourtes qui détruit les glandes sudoripares des aisselles?

Le but : réduire de 8o% la transpiration dans cette zone( …) Idéal quand on pâti d’une sudation invalidante -5,5%% de la population souffrirait d’hyperhidrose. Pour les autres, c’est une très mauvaise idée à en croire Annick Le Guérer anthropologue, historienne de l’odorat et du parfum. « La sueur fait partie de notre identité. Supprimer notre odeur c’est comme une stérilisation, une amputation d ‘un élément fondamental de la communication humaine et sexuelle » décrit l’auteur de l’ouvrage Les Pouvoirs de l’odeur (Éditions Odile Jacob). LIRE L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE